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Certains sont surpris, d’autres ironisent sur un langage possible des canins.

Pourtant ! Comme tous, je parle.
Nous sommes là, dans votre environnement, par nos aboiements et nos expressions aux multiples nuances.
 - Comblant vos manques, partageant vos vies aux instants d’euphorie comme à ceux les plus angoissés, vous alertant    d’une visite inopinée afin de vous préparer à faire face ou vous indiquant un éventuel danger... .
 - Vous nous confiez parfois certaines missions:
  * Dire en votre absence: « Il n’y a personne, vous ne pouvez pas aller plus loin » L’on indique ainsi, la marche à suivre     et vous partez tranquillisés.
  * Vous indiquer la présence des personnes disparues ou des matières illicites... .

  Cependant, nous entendons encore, en ce qui nous concerne, cette ineptie : « Il ne leur manque que la parole ».
  Ne vous en déplaise, nous sommes bien participants, par notre langage, de la vie. Mais l’on a perdu le son élémentaire, celui d’une présence : le verbe.
  Mais aujourd’hui, à cause des bruits provoqués artificiellement par vous, bipèdes, le son initial devient inaudible. C’est alors, que tout se complique, les expressions les plus simples deviennent incompréhensibles par des êtres pensant tout comprendre, expliquer : "Ils entendent beaucoup mais n’écoutent pas. Ils voient plein de choses mais ne regardent rien. Ils parlent beaucoup mais n’émettent que des bruits stériles".
Ainsi ! Arrivent querelles, gestes de violence, situations incontrôlables par manque de repères et de compréhensions.

  (A l’heure où je rédige ces lignes, l’on apprend que " ma voisine" de camping vient de mourir à cause de la chaleur. Les bipèdes du voisinage accusent le coup, avec le maître de Oxane comme avec le quadrupède le plus proche de celle-ci).

  Nous sommes donc bien pleinement des alliés de votre existence, bipèdes. Mais nous, l’on peut vous comprendre sans que cela nous vienne à l’idée, de vous demander d’aboyer. Peut-être, parce que tout en restant des horizontaux, nous sommes un peu plus que bête

Je peux aussi donner mon avis.

  Parfois l’on entend: «Tel maître, tel chien !».

  Alors ! Je propose la réflexion suivante :
  J’ai vu dernièrement bipèdes et quadrupèdes de différentes origines vivre, presque en harmonie. Peut-être avaient-ils (ou eu) comme maîtres des tolérants, des guides pour aller vers plus de symbiose dans la direction de l’Unique, espérance pour demain?
  Si, bipèdes ou quadrupèdes nous avons différents maîtres qui nous invitent par divers chemins à un mieux, certains n'ont souvent comme objectif, que de conforter leurs certitudes. Ainsi, peuvent se renforcer des convictions contradictoires, nous éloignant d’une entente possible .

  Il est urgent que les "maîtres" de ce monde, civils ou spirituels, ne puissent plus, seuls, en se donnant bonne conscience, gérer des refuges (états ou religions) pour des êtres abandonnés ou en recherche d’un bonheur.
  Méfions-nous de ces orateurs aux discours patriotiques ou évangélisateurs proclamant exclusivement, par intérêt, une philosophie ou théologie condamnant toutes les autres. Détectons et écoutons ceux qui se référant au seul Maître, favorisent des lieux où l’on puisse dans le respect des différences, échanger et vivre en paix.
  Est-ce que cette idée me vient de mon maître, lui que je vois, évitant toutes confusions, proposer et organiser différentes rencontres, voire entre toutes les religions ?
  Peut-être ! Ne voilà-t-il pas, un objectif à atteindre par nos émissions de sons ou de signes. Faisons en sorte que nos expressions, les plus disparates, ne polluent pas l’ Espérance .
  Retrouvons les uns et les autres le langage du Paradis perdu. Reconnaissons nos langages différents mais riches d'espérances pour aller dans la direction de l’Unique.
 

28/07/2006 Tim, chien de presbytère

Quand des canins s'expriment.

 

 

 

  

 

 

Si l’on dit parfois :" La vérité sort de la bouche des enfants", le bon sens, un instinct juste, vient peut-être de certains animaux.
   Sans prétention, puisque je ne suis qu’une bête, un gros toutou comme disent certains, une boule de poils congédiée parce que je ne correspondais pas aux critères souhaités, proposé à d’autres à cause d’un encombrement non gérable, je suis aujourd’hui avec un troisième maître. Chien de presbytère, je vous livre mes instincts de bête.
   Depuis 6 ans je partage la vie de mon nouveau maître. Ouah ! ouah ! il n’est pas parfait, je ne corresponds pas tout à fait à ce qu’il attend de moi, mais au moins il me garde. Une fidélité s’est instaurée.
   Les débuts n’ont pas toujours été faciles. Il élevait la voix, je montrais les dents. A cause de mon passé je me méfiais. Lui, ne comprenant pas toujours la position de mes oreilles, mes aboiements, le balancement ou pas de mon plumeau comme disent certains, etc.., il était à certains moments maladroit. Un jour, je ne sais ce qu’il lui a pris, il a voulu me décorer d’une médaille. Je n’ai pas du tout ni compris ni apprécié. Rrrrr! Aujourd’hui il en porte encore les marques de sept points de suture. J’ai eu, il faut bien l’avouer, quelques problèmes ensuite. Les relations pendant quelques jours n’étaient pas bonnes. Je pense même qu’il a eu de mauvaises pensées à mon sujet. Je reconnaissais l’avoir pincé un peu fort, il avouait de son côté avoir été bête . Ouah! ouah! est-ce que moi je veux être humain?
   Mais le temps était encore de garder les distances, pas question de se frotter l’un à l’autre. Une gamelle d’eau disposée loin de tous endroits familiers pendant un certain temps ça creuse. Puis, de quoi manger, sans aucun signe d’attention, c’est mieux, mais ce n’est pas encore rassurant. Enfin! assis à distance, j’ai vu mon maître à cette porte fermée depuis quelques temps. Nous regardant, j’ai entendu: "Viens! c’est fini". D’un bond! je suis venu lui tendre une patte qu’il a prise d’une main et de l’autre me donner une caresse. Depuis, je vis paisiblement, je ne manque de rien, donne ce que je peux. J’aimerais bien rompre ma solitude animale, mais.... .
   Alors! je partage celle de mon maître. Je viens parfois près de lui lorsqu’il travaille à son bureau ou lorsqu’il prend seul son repas. Nous échangeons quelques regards, on se comprend.
   Je revois cette cicatrice. Je sais que je partirai sans pouvoir l’effacer. Sans rien pressentir pour demain, elle restera le signe d’une relation franche, directe et respectueuse de l’un et de l’autre. D’ailleurs mon maître dit à qui veut bien l’entendre que cette marque n’est rien à côté de certaines autres, invisibles mais sans cicatrisations dans l’immédiat. J’entends encore l’infirmière venant faire les pansements lui dire : " C’est une belle plaie, vous avez eu de la chance, votre chien est sain, sa morsure est franche" Ouah! ouah! on reconnaît mes qualités, c’est toujours bon à prendre. Oui! admettre qu’il y a plus bête qu’une bête c’est appréciable.
   En effet si nous, les quadrupèdes, nos aboiements causent parfois des réveils il y a aussi des paroles de bipèdes qui nous empêchent de dormir et surprennent. Si nos coups de gueules laissent des traces, ils sont parfois moins graves que certains propos tenus par des humains. Blessures faîtes parfois par de très proches, qui ne se ferment jamais, ne cessent de s’infecter parce que loin d’être maladroites, irréfléchies ou colériques, elles sont remplies d’une puanteur de microbes de plus en plus répandus sous le nom de:(par exemple)
  Manque de clarté dans les ordres ou les directives - qu’on appelle diplomatie ou qui signifie: incompétence.
  Paroles dites
, mais il y en a tellement qu’on ne comprend plus rien.
  Le oui qu’on laisse traîner n’importe où afin d’éviter l’affrontement ou ne pas déplaire.
  Oui! il y a des morsures qui laissent des traces mais guérissent, alors que d’autres, invisibles conduisent à la mort.
  Ouah! ouah! Mieux vaut morsure franche et accidentelle que sournoise.
  Un instinct de quadrupède: "Méfions-nous de nous, mais aussi des bipèdes".

Issak : (01/01/1993 - 05/07/2002) chien de presbytère

 

 

 

 

Pas si bête que çà !

   


Aventure
ou

Répétition ?

"On ne peut pas partir de l'infini, on peut y aller". J.LACHELIER


 

 


 

 

   Être par exemple: présence dissuasive, affective avec des bipèdes qui souhaitent évoluer en ne sachant pas toujours ce qu'ils veulent, objet d'un fantasme ou de réincarnation?
   De mes ouahs! ouahs! Dans la symphonie de tous les autres émis par les quadrupèdes que j'ai rencontrés ces dernières semaines et en particulier par les regards échangés avec mon maître, c'est l'un des mes débats actuels.
   Ouah! ouah! et ouah! ouah! et ouah! ouah! ouah! On s'est laissé prendre dans l'ambiance de ces bipèdes qui parlent sans s'écouter ou pour ne rien dire. Mais comme nous, ils se croient ainsi être, ou ne pas perdre la face.
-
Mon maître partage assez volontiers cette idée du temps perdu par des bavardages dans certaines réunions, il dit volontiers :" On s'est encore gargarisé d'idées, mais j'ai perdu mon temps".
  
   Alors ! Quadrupèdes, si nous acceptons de donner notre vie (d'une manière ou d'une autre) pour que progresse le monde, nous avons droit au respect. Nous n'acceptons pas (Rrr!), même si l‘on doit pour différents motifs, changer de maître qu'il n'y ait pas respect de notre passé, de notre savoir faire, d'un chemin parcouru avec d'autres. Si non ! Qu'est ce que cela veut dire ? Qu'il n'y aurait pas de continuité, de fidélité à avoir dans les orientations ou réflexes dont nous avons été élevés. On accepte certes la pluralité de nos maîtres mais malheureusement aussi nous subissons la légèreté qu'ils ont pour justifier leurs contradictions.
- J'ai entendu mon maître dire à ses semblables: " Méfions-nous d'une parole donnée, car on peut de la même manière nous la reprendre si l'on en a besoin". Il a changé, lui aussi, plusieurs fois de responsables. Alors! On se comprend.
   
   Pourtant! Je ne peux vivre normalement, pouvoir me situer, que dans la mesure où je crois être utile, défendre une juste cause.
- J'entends parfois mon maître parler de projet pastoral. Mais il est comme nous qui attendant des choses précises pour savoir comment nous comporter, n'avons que message flou, ce qu'il appelle: "langue de bois".
   
   N'est-ce pas aujourd'hui le problème de notre société? On s'engage souvent d'une manière floue ou calculée pour préserver ses intérêts plus que pour une aventure qui peut nous conduire vers l’Infini.
- Mon maître s'inspire parfois d'une parabole :"Un grain de blé jeté en terre " . Tous en effet nous avons un jour ou l'autre découvert notre existence dans ce monde aux multiples facettes, mais comment vivre en bonne harmonie dans le temps qui nous est imparti?
  
   Nous y arriverons dans la mesure où nous accepterons que notre vie ne peut pas être une répétition pour quelques motifs qu'ils soient mais bien dans une aventure, un dérangement, un déplacement vers ce que nous ne pourrons jamais posséder.
   Oui! Ensemble, quadrupèdes et bipèdes accomplissons notre destin, aidons-nous à aller vers l'Infini par le chemin que nous parcourons ensemble.

18/06/2004 - Tim, chien de presbytère .

 

 

  La vie est-elle une aventure vers l'Infini ou une répétition de rituels  pour s'illusionner d'Éternité ?

   En canin, j'ose intervenir dans ce débat.
   Comme tous les Êtres, je n'ai jamais demandé à exister.
   De plus l'on me demande de perpétuer une Vie.   Mais laquelle ?

 


      Depuis quelques mois, nous (les canins) reniflons des comportements de refus, "Rrrrr ou non".
   Nous sommes surpris par nos maîtres ou leurs fréquentations. Eux, qui nous donnent des ordres sans que nous puissions nous manifester, puisque classés comme "bêtes", devons accepter la discipline et marcher droit. Ce qui semble être pour eux "le bon sens (ça a toujours été comme ça)".
   Aujourd'hui, ces bipèdes nous préoccupent. Ils ont l'impression de tout savoir. Certains, ont même l'audace de justifier une réponse à une question qu'ils avouent n'avoir pas comprise ou pire encore, dû à un esprit non stabilisé, répondent systématiquement "non" à toutes questions.
   Puisque nous n'avons pas encore découvert que vivre, c'est avoir une relation d'ouverture aux autres, donc un questionnement régulier, seul chemin d'Espérance. Il nous semble donc, pour eux comme pour nous, qu'une formation ou un dressage permanent s'impose..
   C'est vrai que parfois, moi (l'horizontal), j'ai besoin comme eux, de me sentir exister en faisant "Rrrrr". Refusant d'avancer sur un chemin que je ne connais pas ou prenant par "traditions" l'opposé à celui proposé. C'est ainsi qu'entre mon maître est moi, la laisse est parfois tendue, mon collier m'étrangle, les muscles de ses bras sont à l'épreuve. Mais, de droite à gauche ou l'inverse, après des efforts mutuels, l'on revient l'un vers l'autre et retrouvons un centre pour prendre ensemble une nouvelle direction.
   Pourquoi certains ne savent-ils aller que dans un sens ? Auraient-ils une atrophie du discernement ou un manque de confiance dans l'avenir ?
   Dans ce contexte, je tiens à vous donner mon témoignage:
   Né avec une infirmité, mon maître aurait pu ne pas me garder lorsqu'il a découvert mon gène. A cause de liens existants, je suis encore là, avec mes exigences. Elles que je dois, comme pour tous, réguler. A ce sujet, prenant, avec mon maître, du recul au quotidien que nous vivons, je viens de réaliser:
- Je ne suis pas dans un refuge, attendant la hantise d'un demain. Mes papiers sont en règle. Mon maître a ses défauts, mais il s'occupe de moi et il me semble fidèle dans l'un de ses engagements : Demain doit être autre. Merci.
- Je n'ai pas tout ce que je veux, mais régulièrement ma gamelle est renouvelée. Assez souvent je me déplace avec mon maître dans des conditions que l'on peut m'envier. Oui! Si je compare avec l'une de mes semblables que j'ai rencontrée dernièrement. Avec ses trois petits, pour se déplacer avec son maître et sa copine, ils n'avaient qu'un caddy détourné de sa fonction première. Les petits quadrupèdes partageant, à cause de l'âge, cet unique espace pour y mettre l'essentiel de ce qui semble utile à préserver pour vivre.
Pourtant je les ai vus se rouler de bonheur à quelques mètres de moi en ce début d'été.
   Alors ! Où donc est le bonheur ? Pourquoi facilement "Rrrrr ou non" ?
   De ce 29 mai (Référendum pour l'Europe) comme du 6 juillet 2005 (Vote du C.I.O concernant les Jeux Olympiques), des "non" ont été exprimés. Mais je crains que des partisans au "non" du premier temps (peur de partager avec ceux qui ont moins), n'ont pas apprécié ensuite de ne pas avoir encore plus de ceux qui ont moins. Problème de logique ou de justice ?
   N'avons-nous donc pas compris, les uns et les autres, que le bonheur se trouve par un échange lucide et le respect des différences pour harmoniser le monde et rendre ainsi gloire à TOUS donc à l'UN.
   Le refus systématique par " Rrrrr ou non " ne peut rien apporter de constructif.
   "Bêtes", nous avons, peut-être, un avantage sur les bipèdes. Celui d'une frontière qui n'est celle que d'un échange équilibré pour que demain les uns et les autres se sentent utiles à la progression du monde. Même si devenir nourriture (donner sa vie) pour que d'autres vivent et continuent l'histoire est une chose normale, dominer reste pour tous un instinct premier.

   Mais pourtant un jour, c'est dans une harmonie de vie que bipèdes et quadrupèdes en devenant de moins en moins "bêtes", se réalisera la prophétie d'Isaïe :
   " Un rejeton sort de la souche de Jessé, un surgeon pousse de ses racines : Sur lui repose l'esprit de Yahvé, esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force….. Il ne juge pas sur l'apparence, ne se prononce pas d'après ce qu'il entend dire, mais il fait droit aux miséreux en toute justice, et rend une sentence équitable en faveur des pauvres du pays…….. Le loup habite avec l'agneau, la panthère se couche près du chevreau, veau et lionceau paissent ensemble….. Le nourrisson s'amuse sur le trou du cobra, sur le trou de la vipère l'enfant met la main. On ne fait plus de mal ni de ravages sur toute ma sainte montagne, car le pays est rempli de la connaissance de Yahvé, comme les eaux comblent la mer " ( Isaïe 11,1-16).

   Naturellement toutes expériences similaires à la mienne ne seraient que pures coïncidences

28/07/2005 - Tim, chien de presbytère

 

"Un jour se termine, une vie s'est faîte"

Alors ! est-ce que,
"Rrrrr" ou "NON"
justifie notre quotidien ?

Vacances

ensemble

  Pendant quatre semaines, avec mon maître, vivant une certaine promiscuité , nous avons découvert ces quelques lignes.

  Et qu’est-ce que mon chien m’enseigne de l’oraison ? Des attitudes de foi et de confiance, d’espérance et de persévérance, d’amour et d’abandon. Son attente humble et fidèle devant la porte m’apprend que l’essentiel dans l’oraison est de rester en présence de Dieu et de se laisser aimer par lui. L’effort à faire est de ne pas en faire ; il suffit d’être disponible, et d’aimer, surtout si l’on s’ennuie.
  Mon chien attend tout de moi, ses yeux sont souvent suppliants. Ainsi, mon regard doit rester fixé sur Dieu qui me regarde avec amour. Si je m’endors en priant, ce sont dans les bras du Père, ainsi je me réveille dans sa miséricorde.
 Mon chien ne fait rien de spécial sinon d’attendre le retour de son maître. Moi, pour m’aider à durer dans cette attention amoureuse qu’est la prière, je répète le nom de Jésus ou je médite une parole de Dieu, je lui dis que je l’aime et je me laisse aimer par son Esprit. J’accueille l’oraison quotidienne comme une grâce, sans me décourager. Je sais que Dieu fait toujours le don de l’oraison à celui qui prie.
   Pour le reste, il faudrait le demander à votre chien, ou à celui du voisin
.

     

 Nous avons un chien à la maison qui s’appelle Tom. Lorsque je sors, il se couche au pied de la porte. Il reste là sans rien faire. Il veille le temps qu’il faut, même s’il s’endort. Je ne sais pas s’il s’ennuie, mais je l’entends gémir lorsque j’approche, comme s’il n’attendait que ce moment. Il se lève alors d’un bond, tout joyeux du retour de son maître. Il est totalement présent à cet instant de bonheur, c’est sa récompense. Comment ne pas penser à cette parole de Jésus : « Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller » Lc 12,37.
   Mon chien est l’image même du contemplatif chrétien qui, en faisant oraison, n’est pas replié sur lui-même mais est tourné vers le Christ. Cette comparaison un peu audacieuse est faite par le maître de l’oraison que fut Jean Lafrance : « Si tu veux trouver d’authentiques contemplatifs pour modèles (...), regarde donc ton chien, il t’éclairera d’une manière plus simple et plus concrète sur ce que Dieu attend de toi » (Dis-moi une parole. Médiaspaul, 1990, p. 119).
  
Mon chien et l’oraison
Dernier ouvrage : Prier : pourquoi et comment ?, collection « Les chemins de la prière » (Presses de la Renaissance/Prier)

Je sais que pendant cette période, mon maître à écrit quelques pages concernant le voyage de l'espérance.
Peut-être l’ai-je, à ma place, aidé à un déplacement, un pèlerinage ?

29/07/ 2007 - Tim, chien de presbytère

    On l'attendait !   Il est arrivé !

    Bipèdes, depuis toujours, devant vos difficultés, vous attendez un Sauveur. Et ! Devant la lenteur de son arrivée, ils vous arrivent de transformer votre impatience en une réalité.
   Ainsi, avec le temps, vous avez construit des structures plus que de maintenir une énergie pour prendre un chemin d’espérance .
  Hier : Avec Moïse : Le veau d’or . Exode 32,1
  Aujourd’hui : Certains sont déçus parce qu’ils croyaient en un Royaume et qu’ ils n’ont que des chefs imposant des lois sans perspectives. D’autres continuent de rester dans un somnambulisme religieux et l’ignorance devient vertu pour quelques uns.

   Mais votre attente mondiale n’a pu lieu d’exister . BO, est là !

   Humains, je suis heureux pour vous. En ce qui me concerne, je viens de découvrir toute notre importance que nous avons en ce monde. Ainsi, vous regardez les horizontaux que nous sommes, pour combler vos fantasmes, découvrir une réalité, apprendre à vivre avec deux dimensions : L’horizontale et le verticale. L’humain.et le
spirituel.

   Ma prétention étant de vous comprendre, c’est avec ce chien d’eau portugais que j’envisage prochainement d’organiser un G 2 . J’attends tout simplement qu’il découvre un peu la vie en dehors d’une maison " dorée". Veuillez m’excuser, je ne suis que bête. Je voulais dire " bl…. " .
   Mais parlant le même langage « Ouah ! Ouah ! » , nous arriverons très vite à nous comprendre . Simplement, il me faut, comme vous, être patient. Je n’ai pas envie qu’il vienne chez moi sans papier, ni sans l’autorisation de son maître. Vous voyez le drame mondial que cela pourrait engendrer. Lui et moi en comparution immédiate pour motif : Avoir, mutuellement, voulu vivre mieux, autrement et se détourner d’un formatage d’origine.
   BO ! Tu as de la chance, avec ton maître et d’autres, une rupture avec le passé va se faire. Les murs, les frontières vont explosés.
  Verticaux et Horizontaux nous vivrons heureux ensemble sur tous les continents. Mon maître, comme le tien, ont une référence identique
:

Le loup habite avec l’agneau,
la panthère se couche près du chevreau,
veau et lionceau paissent ensemble
sous la conduite d’un petit garçon.
La vache et l’ourse lient d’amitié,
leur petits gîtent ensemble.
Le lion mange de la paille comme le bœuf.
Le nourrisson s’amuse sur le trou du cobra,
sur le repaire de la vipère l’enfant met la main.
On ne fait plus de mal ni de ravages
sur toute ma sainte montagne,
car le pays est rempli de la connaissance de Yahvé
comme les eaux comblent la mer.

Isaïe 11,6

   BO ! Je t’attends. Avec ta rage de vivre, tu vas mordre partout. Surtout évite les dossiers importants de ton maître. Manifeste toi pour avoir un os à ronger en attendant de t’affronter au corps de l’humanité.
   A bientôt ensemble, pour un G…

22/04/2009 - Tim, chien de presbytère

    Moi, le quadrupède je viens de quitter un milieu pour découvrir celui où l’on dit qu’il y a un Saint, François d’Assise, qui s’occupe de nous. Pour l’instant je découvre que l‘on est nombreux ayant eu des parcours différents.
   Mais en même temps, mon maître vit aussi une autre réalité. Changeant de paroisse il se retrouve aujourd’hui dans celle de Saint François d’Assise.
   Coïncidence ou signe qu’un autre horizon s’ouvre à nous ?
   Eh ! Si c’était ce lieu où tous nous nous retrouvions pour vivre en harmonie ce que l’on a perdu à cause de nos individualités ?
   N’est-ce pas notre histoire de donner sa vie pour celui qu’on aime ?
   Nous les quadrupèdes nous remplissons bien notre mission.
   Mais, vous les bipèdes, qu’en pensez-vous ?
   A tous, nous souhaitons que nos attentes finissent un jour.

Tim, Jean-Pierre - 04/10/2010.

Le Paradis !

   Après avoir avoir passé des bons moments avec vous,
j'ai pris une autre distance.
  Aujourd'hui avec du recul je suis venu vous dire :

  "Nous venons de découvrir le paradis".

   Quadrupède, si j’ai partagé votre vie d’humain, vous, parfois, vous avez marché plus que dans mes pas, mais dedans ... .
   Bipède, j’ai avec mon compagnon à quatre pattes découvert, non le verbiage mais l’instinct, donc presque la Vérité .
   Ainsi, l’un et l’autre nous avons effleuré dans les difficultés du partage de l’Espace une certaine harmonie.
   Mais, rentrant dans l’histoire, avec le temps, nos relations se sont transformées. Si à une certaine époque nous n’étions, quadrupèdes, perçus que comme nourriture possible ou un instrument d’un travail. Aujourd’hui, bipèdes, nous devenons vos compagnons et nous vivons ensemble des moments heureux.
   La compagnie de l’autre permettant de rompre sa solitude devient parfois plus qu’ une présence qui ne déçoit pas. C’est ainsi qu’une absence occasionnelle ou définitive nous stresse, nous peine.
   Ayant connu les retrouvailles après des attentes ou l’on retrouve un certain bien-être, aujourd’hui une autre vie pour nous deux doit s’organiser.
  

Tim : chien de presbytère 26/05/2002- 24/08/2010