La foi c'est quoi ?

 

 "Tout en étant respectueux, il faut fuir l’enseignement de ceux qui ne peuvent pas expliquer  ce qu’ils affirment et continuer de chercher ".

"J’ai la foi. "

   Voilà une phrase que je ne supporte plus, sauf si l’on m’en donne quelques précisions. Ma détermination  à ce sujet va crescendo, devant le flot d’affirmations sans fondements, basées uniquement suite à un enseignement plus que sélectif. Aurions-nous perdu, détruit  toutes adhésions raisonnées  pour se laisser porter par le formatage d’une éducation, la peur d’assurer son "être"  au sein de son environnement ?
   Alors ! Devant la multitude des croyances et  affirmations, qui dois-je croire, comment exister ?
« Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au dedans sont des loups rapaces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Matthieu 7, 15)
   Lorsque Jésus pose la question : « Pour vous, qui suis-je ? », Il n’attend pas qu’on lui dise ce que les autres pensent, mais bien une réponse personnelle.
   Suis-je  donc capable de dire simplement et en vérité ce que je crois ou vais-je continuer de répéter, sans comprendre, des choses apprises par mes différentes relations ? Si tel est le cas, je ne peux pas être prophète (décrypter la vie), annoncer des jours meilleurs mais bien rester le bon témoin d’un passé sans avenir.
 - Proclamer "un credo" à haute voix et en foule est une chose, le dire en conscience  en est une autre. Exister, dire ma foi ou mes convictions ce n’est pas de me désolidariser de d’autres mais simplement au delà d’une simple confiance aveugle (la foi du charbonnier), adhérer intelligemment à une pensée commune.
- Croire à demain, sortir de son tombeau n’est-ce pas ce que Jésus a manifesté, toute sa vie, en prenant une certaine autonomie vis-à-vis de tout son environnement (famille, amis, ambiance  civile et religieuse). C’était déjà pour Lui la résurrection, Être pleinement humain et divin, afin de nous éviter de sombrer dans des espérances nébuleuses. Il voulait tout simplement nous faire tomber les frontières des uniques pour découvrir l’UNIQUE.
    Sortir de son tombeau n’est-ce pas déjà aujourd’hui, être soi. C’est ce que j’affirme quand je dis : Je crois en la résurrection de la chair.
   Si je crois en la résurrection de l’être (de la chair) et non du corps, je dois prendre ma part de responsabilité pour exister. Les tentations de Jésus ont été nombreuses pour le faire échouer dans son message d’annoncer une vie éternelle possible. Mais chaque fois, il remettra son être entre les mains de l’Unique.  Il prendra de la distance vis-à-vis de ses proches et continuera son chemin. Profession de foi  qui le conduira progressivement à être condamné au supplice de la croix. Mais nous  sommes prévenus : « Celui qui veut me suivre, qu’il se renonce et   qu’il porte sa croix ». (Matthieu 10,37)
   Dans notre maison commune,  s’il y a parfois des problèmes, c’est que nous n’arrivons pas à nous comprendre, parce que tout simplement la passion, le fanatisme l’emporte sur le raisonnable et le respect de l’autre.  Nous avons  du mal à faire confiance à Celui qui nous invite à gravir la Montagne pour partager la ville de la  grande famille universelle. (Isaïe 26,1).  Mais  là !  Nous partagerons l’unique repas entre frères de tout horizon.  (Isaïe 25,6)
    Pour sortir des espérances non fondées, tout en acceptant une part de mystère, suis-je partant pour approfondir ma foi et  à en  témoigner avec une certaine clairvoyance ?

Jean-Pierre DALIBOT. Août 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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