Mon journal

 

 

 

 Depuis un certain temps je souhaite partager mon existence. Naturellement je garderai toujours, dans le plus profond de mon être, un échange vécu avec l'un ou l'autre. C’est simplement dans ce qui est vécu publiquement que je tiens  à dire mes réflexions.
Simplement quelques extraits de temps en temps, dans l'attente d'une publication de l'ensemble.

"C'est
du
Dalibot !"


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16/04/2019
La flèche est tombée.

   Peut-être avez-vous été comme moi ce lundi 15 avril 2019 me posant pour regarder à 19h les informations régionales  à la TV. Mais surprise, le programme est modifié, l’information que l’on me donne n’est pas celle que j’attendais. Je me préparais à écouter des propositions suite à des mois d’échanges et j’ai sous les yeux  des images d’une histoire que personne n’avait, en principe, prévue.  La flèche de la cathédrale de Paris s’effondre au milieu d’un feu dévorant tout son entourage. Ultime symbole, construit par des architectes ou artistes, nous aidant autre que par des mots à ne pas regarder que le bout de ses pieds.
   Comme pour cet homme voyant tous les matins à son levé cette lancée vers le ciel, je pense à ce que j’ai vécu en moins de 24 heures. De regarder spirituellement la dernière conférence de carême ::(Allons-nous quelque part ? Avec le Ressuscité, faire route vers Emmaüs….) j’ai maintenant devant moi  un lieu dévasté.
  Sans gommer une histoire, dois-je peut-être  me préparer qu’en ne voyant plus avec les yeux du corps, comme les disciples d’Emmaüs je contemplerai l’Insaisissable avec ceux du cœur.

  29/03/2019

Manque de candidats ?

   Un ami, fidèle lecteur du journal régional et ayant un profond  engagement dans l’Église,  vient de me passer un article où l’on relate qu’un séminaire ferme par manque de candidats. Il me signale aussi qu’ayant partagé, à une certaine époque, un repas avec l’Évêque du lieu, celui-ci aurait dit : « J’ai trop de curés et pas assez de prêtres ». Ayant rencontré ce dernier avant qu’il m’accepte comme candidat à la prêtrise, il m’a posé cette question : « Comment imaginez-vous être prêtre demain ? ».  Ma réponse fut très évasive tenant compte de mon parcourt et je pense avoir répondu : «Je n’en sais rien ». Alors !J’ai vu dans son visage qu’il prenait le risque de m’accueillir comme candidat à la prêtrise dans son diocèse.
   Ordonné prêtre pour le diocèse, j’ai connu différents bergers revendiquant tous être  les seuls à pouvoir communiquer " l’Esprit de l’Unique " par différents rites ou orientations pastorales. A l’un d’entre eux j’ai écrit, suite à différents échanges : « Évitons d’invoquer  Dieu ou son Esprit lorsqu’il s’agit de faire passer nos idées ».
   Après certaines propositions pour nous imprégner que l’Esprit de l’Unique depuis les origines (Genèse 1,1) jusqu’à la fin des temps (Apocalypse 22,16s) repose sur l’ensemble de l’humanité. Il nous faut bien constater que malgré des appels du Pape François à se protéger de tout cléricalisme, des problèmes existent.
   L’on peut remarquer que certains lieux ou des responsabilités étaient partagées par des relais, des permanences assurées par des personnes formées pour accompagner des premiers pas dans une certaine recherche ou vers une démarche sacramentelle, etc.  Un changement a été vite ressenti par la centralisation d’un contrôle unique et personnel.  L’Église, redeviendrait-elle l’affaire de quelques professionnelles  et non d’un peuple en marche sous la mouvance d’un unique Souffle ? Devant la peur d’une tempête ni aurait-il pas la recherche d’un abri pour se protéger d’un demain incertain, un manque d’espérance ?
   La participation des croyants ne peut pas être l’organisation de quelques uns cherchant des petites mains pour réaliser leurs projets.  Ce que l’on appelle " communion ″ ne deviendrait-elle pas soumission pour certains penseurs à un oubli d’une  conscience éclairée par les autres..
   Il m’arrive de dire : « Il ne peut y avoir communion, s’il n’y a pas partage, offertoire. »
  Chercher ensemble c’est certes plus compliqué que de s’enfermer  dans un cocon individuel  se persuadant que l’avenir n’existe pas au-delà de ses perceptions. Pourtant un berger ne doit-il pas toujours être à l’affût d’une autre solution pour que demain son troupeau puisse vivre bien. Ne devons-nous pas relire ce passage de Matthieu 21,43.
   Non ! Les candidats ne manquent pas pour construire la grande maison dont nous parle le Pape François. Simplement pour exister, certains empêchent d’autres de se manifester, d’être.
  Eux, sont dans la maison. ″ En dehors de leur chemin il n’y a point de salut ″. Avons-nous oublié Matthieu 25, 31s
  Oui ! Il y a trop de curés et pas assez de prêtres ou de baptisés conscients d’une mission qui va bien au-delà des rites ou de dogmes protecteurs.