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INTERVENTION   CATHOLIQUE

" Tous les hommes recherchent d'être heureux ; cela est sans exception " Pascal

  Toute la gamme des expériences humaines est tissée d'espérances . La conscience n'est jamais  parfaitement transparente ; elle ne s'enferme pas dans ce qu'elle vit . L'espérance ne s'ouvre que dans la  perspective du bonheur à venir.
   Le monde compte pour l'homme pour ce qu'il peut devenir plus que pour ce qu'il est ; il n'a de sens que  comme matière des projets humains.
   La communion interpersonnelle par laquelle l'homme se réalise se heurte sans cesse aux obstacles  inévitables de l'altérité et de l'incommunicabilité, qui renvoient toujours à nouveau à l'espérance d'une  communion pleinement satisfaisante.
   La parole de Dieu elle-même, en se faisant parole pour l'homme, ne peut pas se dispenser d'assumer  cette expérience pour la sauver, elle ne peut pas ne pas devenir promesse, qui suscite et oriente une  espérance.

  - Dans L'Ancien Testament, la libération de l'esclavage d'Egypte, qui est à l'origine de l'expérience  religieuse d'Israël, apparut très tôt comme la réalisation d'un plan et l'accomplissement d'une promesse de  Dieu. Ainsi, la religion de la promesse est donc aussi religion de l'espérance, c'est-à-dire d'une foi en  marche, tendue vers un avenir dépassant toute réalisation historique exclusivement humaine.

   L'espérance et l'orientation vers l'avenir attendu de Dieu par-delà la religion et le culte, pénétrèrent toute  culture et la vie du peuple d'Israël et donnèrent sens à sa sagesse morale. Même dans les moments  d'épreuve, le signe le plus authentique de la foi, l'acte de culte le plus vrai furent une espérance qui  s'attache à Dieu malgré tout : " J'enfouis ce témoignage, je scelle cette révélation au cœur de mes  disciples. J'ai confiance dans le Seigneur, qui a caché sa face à la maison de Jacob. En lui, j'espère "    Isaïe 8, 16-17.

  - Pour les Chrétiens, l'espérance est vigilance (Mt 24,42-44). Etre tendu en avant (1Co 7,29-35). Elle ne conduit  pas à se désintéresser de la situation actuelle des hommes, au profit de l'attente d'un bonheur surnaturel  tout préparé dans le ciel. La " résignation ", au sens où on l'entendait au 19ème siècle, n'est pas une  attitude chrétienne. L'espérance incite au contraire le chrétien au courage et à la prise de responsabilité.

   Le péché est le refus ou l'incapacité à s'ouvrir à la possibilité d'un avenir différent dans le dynamisme de  l'amour, incapacité dont nous libère la Grâce du Christ en nous rendant à l'espérance. Chaque péché est  en un sens désespoir, c'est-à-dire résignation au présent déshumanisé ou prétention à construire l'avenir  en termes d'immanence ou d'autonomie orgueilleuse.

  - Le Concile par les textes
  L'Église dans le monde de ce temps - ( Gaudium et spes) ou La liberté religieuse - ( Dignitatis  humanae) nous invite après avoir pénétré plus avant dans le mystère de l'Église, à ne pas hésiter à  s'adresser maintenant, non plus aux seuls fils de l'Église et à tous ceux qui se réclament du Christ, mais  à tous les hommes. Mais la vérité (l'espérance), doit être cherchée selon la manière propre à la personne  humaine et à sa nature sociale, à savoir par une libre recherche, par le moyen de l'enseignement ou de  l'éducation, de l'échange et du dialogue par lesquels les uns exposent aux autres la vérité qu'ils ont  trouvée ou pensent avoir trouvé ; la vérité une fois connue, c'est par un assentiment personnel qu'il faut y  adhérer.

   A la suite de Jean-Paul II et suite à d'autres rencontres dans notre diocèse, nous voici pour témoigner  que l'espérance dans un autre monde est possible aujourd'hui.

  Que ne fait-on pas au nom de Dieu ?
   Les hommes croyants de toutes les religions tiennent mille discours sur Dieu et se réclament de lui en  toutes circonstances. Mais à les lire et à les écouter, l'on entend résonner le terrible rire de Dieu devant  tant de méchanceté et de bêtise que suscite l'invocation de son nom et la foi en lui.

  Alors ! Ensemble aujourd'hui, croyons à l'UNIQUE.

INTERVENTION   MUSULMANE

    Au nom de Dieu clément et miséricordieux,

L'espérance aujourd'hui ?
   Si l'on traduit l'espérance par l'attente d'un bien désiré, chacun d'entre nous peut espérer l'amélioration de sa situation par l'obtention d'un bien.
   Ainsi, dans un monde qui ne serait que l'expression de la transformation de la matière, portant le destin de l'homme en termes de reproduction, la responsabilité de chacun ne serait que cette charge d'améliorer son destin.
   L'enjeu, dans la vie présente, devient vite l'expression des volontés individuelles ou collectives de jouissance, de croissance et de puissance. L'aboutissement d'un tel enjeu participe, par une logique d'affrontements, à l'organisation progressive d'équilibres de la terreur. Il est clair que cette espérance là nourrit un projet humain emprunt d'ambitions, d'anxiétés et de peurs, et ouvre la voie au rejet de l'autre jusqu'à la violence et la haine, souvent en rapport avec les incertitudes du lendemain.
La matière de ce monde est périssable, et l'autre vie vaut mieux pour qui craint Dieu
   N'est-ce pas là une invitation à une autre espérance : celle qui se double de la confiance et de la certitude d'une rencontre supérieure ?
   Elle transcende la matière et laisse place à la conscience de la réalité totale de la création à laquelle nous sommes tous intimement liés, de l'infiniment grand à l'infiniment petit.
   Quiconque attribue le tout à Dieu, connaît le vrai et la vérité : " Il est le commencement et le recommencement."
   Cette réalité est une : " Il n'y a de Dieu que Dieu. " Autrement dit, tout à l'exception de Dieu est faux. Aucun être, aucune matière, aucune structure, n'échappe à cette dimension de laquelle nous sommes issus et vers laquelle tout converge. " En vérité, nous appartenons à Dieu et à Dieu, nous retournerons. "
   L'injonction qui nous est faite dans le domaine de la foi consiste à ne se fier qu'à l'Un, le tout puissant, le sage, une sagesse qui fait que sa toute puissance n'humilie pas, bien au contraire elle protège.
   Dans l'absolu, Dieu représente un lieu de confiance. Il se suffit et il nous suffit. Il est source de toute réalité et l'homme, dans ce contexte, n'est que créature. Le croyant, animé par sa source, car " Dieu a insufflé en l'homme de son esprit ", aspire à la rencontre de son créateur, comme un enfant aspire à la proximité de ses parents et de tout l'environnement de sa gestation, ou comme l'amant aspire à rencontrer l'être aimé. On imagine le bien être que procure l'idée de diriger ses pas vers pareille proximité.
   Et si parfois le désir ardent de connaître Dieu enflamme le cœur, la raison et la science voudraient souffler dessus. Loin d'éteindre cette ardeur, elles se rajoutent et se conjuguent en "lumière sur lumière. "
   Qu'elle est merveilleuse la compagnie du savoir ! En effet, le savoir décline notre incapacité à connaître la connaissance et renforce l'espérance du croyant dans sa quête de la beauté et de la majesté divine.
" Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de moi par des œuvres surérogatoires au point que je l'aime. Et, lorsque je l'aime, je suis son ouïe par laquelle il entend, son regard par lequel il voit et son pied avec lequel il marche. "
   Comment ne naîtrait-il pas au cœur du croyant une générosité et un amour pour toute la création ?
   Le prophète Mohammed (PSL) nous enseigne d'après Abou hamza Anas ibn Malik que "personne n'est véritablement croyant tant qu'il n'aimera pas pour son frère ce qu'il aime pour lui-même. " Cet enseignement interpelle la conscience de notre responsabilité d'hommes, dans un monde contingent, partie prenante d'une immensité dans laquelle toute puissance, toute possession et toute connaissance sont relatives.
   Il ouvre la voie à ce qui est désirable pour tout projet humain : la solidarité, la fraternité, l'amour de l'autre, Prions pour que chacun, dans l'intériorité de sa conscience, se sente responsable de tous les autres : Espérance pour l'humanité.
   Prions pour que les merveilleux pouvoirs de la technique soient mis au service de l'homme et non de sa destruction. Espérance pour l'humanité.
   Appelons, avec une humanité malgré tout faillible et une parole toujours inachevée, à l'inauguration d'une ère nouvelle, pour offrir à notre caravane humaine des horizons nouveaux dans un monde de paix indivisiblement humain et divin. tous facteurs de l'apaisement des cœurs : Espérance pour l'humanité.   

INTERVENTION   ORTHODOXE

   A l'aube du troisième millénaire :

   - où se clôt le plus terrible et le plus énigmatique des siècles, où à l'annonce de la mort de Dieu a succédé la mort de l'homme,
   - où les idéologies du bonheur ont provoqué génocides et massacres sans nombre,
   - où le progrès a engendré une corruption sans précédent de l'eau, de l'air, des fruits de la terre et des nouvelles technologies, encore inconcevables hier, menace même pour l'humanité,
   il revient, plus que jamais, aux responsables religieux, de transmettre un message de paix et d'espérance pour l'humanité.
   Pour nous, chrétiens orthodoxes d'ici ou d'ailleurs, notre espérance repose sur Dieu, le Christ Dieu, parce que nous savons comme le dit saint Paul, qu'Il est le même hier et aujourd'hui ; il le sera pour l'éternité (Hébreux 13 v8).
   Et comme le Seigneur est la paix, la paix du monde entier, notre espérance de demain et de toujours sera de vivre en paix, d'œuvrer pour que la paix se fasse, afin que nous puissions vivre dans l'amour des autres.    Nous ne pouvons pas avoir la paix si nous ne demandons pas de tout notre être au Seigneur de nous donner la force d'aimer tous les hommes, d'avoir de la compassion de chaque homme et de toute la création de Dieu.
   Si les gouvernements, les chefs des peuples connaissaient l'amour du Christ, ils ne feraient pas la guerre. La guerre provient du péché et non de l'amour.
   Le Seigneur nous a créés par amour et nous a demandé de vivre dans l'amour et de le glorifier. Il nous reste à faire en sorte pour que ses commandements soient respectés de perpétuer le maintien de la foi, les manifestations concrètes de cet amour qui est l'amour charitable, et l'espoir dans l'élévation de l'âme qui soit l'espoir dans l'élévation de l'humanité.
   Prions le Seigneur pour qu'il nous donne la joie et la confiance, témoins de notre amour et de notre besoin d'espérance et de paix.
   Toi qui bénis ceux qui te bénissent, Seigneur, et qui sanctifies ceux qui se confient en toi, sauve ton peuple et bénis ton héritage.
   Sanctifie ceux qui aiment la beauté de ta maison ; glorifie-les en retour par ta divine puissance et ne nous abandonne pas, nous qui espérons en toi.
   Donne la paix au monde qui est tien, à toutes les communautés religieuses, à tous ceux qui nous gouvernent et à tout ton peuple.
   Car tout beau présent et tout don parfait sont d'en haut et viennent de Toi, le Père des lumières.
   Nous te rendons gloire, action de grâce et adoration, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours dans les siècles des siècles.

Que la paix soit avec vous !
INTER-
RELIGIONS

INTERVENTION   JUIVE

 Quelle espérance pour l'humanité ?
   Pour répondre à cette interrogation, j'ai tout naturellement puisé dans la Bible, patrimoine de l'humanité et plus particulièrement dans les chapitres de la Genèse concernant Abraham initiateur de l'humanité réunifiée.
Les trois recommandations essentielles d'Abraham sont : la solidarité matérielle, la justice et la fraternité. A partir du verset 18 de la Genèse, Abraham voit sa vocation confirmée par Dieu, " toutes les nations de la terre seront bénies par lui. " Mais comment la réussira-t-il ? En ordonnant à ses fils et à sa maison d'observer la voie de l'Eternel, après lui, en pratiquant la solidarité matérielle, la justice fondée sur le droit et la fraternité.
La solidarité matérielle
  Dans la livre de la Genèse, Abraham ordonne à ses fils et à toute sa maison, au sens large du terme, de pratiquer la solidarité matérielle, expression plus forte que la charité. L'ampleur de cette solidarité est laissée à la libre appréciation de chacun mais avec l'obligation morale d'aider autrui en proportion de ses besoins et à la mesure des ressources économiques dont la vie (c'est à dire pour nous, la Providence Divine) nous a fait bénéficier.
La justice
  Fondée sur le droit, la justice implique l'institution d'une Société de droit, composée de tribunaux chargés de son application, la nomination de juges impartiaux et indépendants, l'établissement d'un code pénal applicable à toute personne de façon identique, citoyen ou étranger. Le bon fonctionnement de la justice devra permettre la résolution des conflits de façon pacifique et non par la force. Elle doit contribuer aussi au maintien de la paix sociale. Elle est essentielle au projet d'unité et d'espérance pour l'humanité.
Ces deux valeurs : solidarité matérielle et justice, se retrouvent en Isaïe (ch.56) comme critères principaux de l'appartenance de toute personne au peuple de Dieu.
La fraternité
  Le début de la Genèse nous enseigne l'égalité en dignité de tous les êtres humains. En effet, ils ont été créés à l'image et à la ressemblance de Dieu et sont issus du même couple initial : celui d'Adam et Eve, puis de la même famille : celle de Noé après le déluge. Ainsi, tous les hommes devraient se percevoir frères et personne ne peut revendiquer une origine supérieure à celle d'un autre être humain qui justifierait l'orgueil.
  Cependant, c'est Abraham qui a initié le chemin de la fraternité entre les hommes en donnant l'exemple de l'hospitalité. Alors qu'il priait Dieu, trois hommes fatigués, des voyageurs (en réalité des anges) viennent à passer devant sa tente pendant la chaleur du jour. Il les invite à se reposer, à se restaurer et toute sa maisonnée s'active pour les accueillir avec générosité, faisant ainsi preuve d'hospitalité envers autrui, fut-il un étranger.
  L'hospitalité est la clef de l'unité du genre humain. L'enseignement d'Abraham sur ce point a une importance très actuelle pour toutes les communautés humaines.

     En conclusion, la mise en œuvre de solidarité, justice et fraternité, qui fondent une société, donnerait à l'humanité l'espérance d'un monde meilleur pour l'avenir. Elles se retrouvent dans les enseignements de Moïse, de Jésus et de Mohammed. Le but est d'associer les énergies des uns et des autres, dans l'action, pour le bien de toute l'humanité.

INTERVENTION   BOUDDHISTE

 La découverte du Bouddha
   La démarche, le vœu du Bouddha a été de comprendre et de résoudre le problème de la souffrance humaine. Pour nous bouddhistes, l'espérance pour l'humanité est de résoudre le problème de la souffrance humaine.
   Il a compris que tout ce qui existe dans l'univers est relié, que rien n'existe isolément, mais seulement par interdépendance avec ce qui l'entoure et que ces liens nous relient à l'univers tout entier. Ayant compris profondément cela, on ne peut plus tuer, faire le mal, abîmer la planète, car on comprend que tout est un et que ce que l'on fait aux autres nous atteint également. Nous sommes complètement responsables de ce que nous vivons.
  Il a trouvé et nous a transmis un moyen pour accéder profondément à cette compréhension, et faire en sorte qu'elle devienne notre propre essence et ne reste pas une compréhension intellectuelle, quelle que soit la source de notre vie, de toutes nos actions et pensées, qu'elle nourrisse nos relations avec les autres.
Ici et maintenant
   Ce moyen est de vivre "ici et maintenant " présents de corps et d'esprit en unité en toutes circonstances.    Généralement on dévalorise le présent, que ce qui est entrain de se passer ici et maintenant ne vaut pas la peine ; On imagine qu'ailleurs, après sera mieux, plus intéressant. Pourtant "ici et maintenant " est le seul point d'où nous pouvons rompre avec les vieilles routines de nos conditionnements, c'est "la porte sans porte ", ouvrant sur le nouveau. "
   Ici et maintenant " contient tous les possibles, tous les temps et tous les espaces ; Ici et maintenant est la graine de demain et nous relie à l'univers tout entier.
  Pour réaliser cela, le Bouddha a enseigné la pratique de Zazen : simplement assis, l'esprit concentré sur le corps et la respiration, dans la gratuité de l'instant présent…. Cette attitude d'oubli de soi, de don de soi, issue de la pratique, nourrit et influence toute notre vie quotidienne.
Espoir pour un monde meilleur
   Alors concrètement au quotidien, comment se traduit l'espoir des bouddhistes pour un monde meilleur ?    Pour changer le monde, il faut se changer soi-même ; Alors, comment fait-on au quotidien ?
   D'abord en se levant tôt le matin et en essayant aussitôt d'être là et pas ailleurs. Observer comment, dès les premières secondes du réveil, on est déjà parti à régler des tas de problèmes et râler parce qu'il pleut, pris dans nos vieilles routines, nos conditionnements ; observer comment nous fonctionnons.
   Le changement pour nous qui avons la chance de croire en un chemin, c'est d'aller au dojo pour pratiquer Zazen ensemble avant le travail, ou bien d'aller à la messe, d'aller à la mosquée, au temple, au culte ensemble, pour que, jour après jour, notre foi progresse et nous transforme.
   Puis, selon nos occupations, rejoindre notre travail, nos collègues, les rencontrer, les écouter, sans parler de soi obligatoirement, sans les inonder de soi, essayer d'être complètement avec eux sans a priori, dans un esprit d'accueil et de compassion.
   Au travail comme dans toutes nos activités de la journée, essayer d'être présent, de ne pas s'échapper, se recaler de temps en temps par l'attention à sa posture et à sa respiration. Un bon moyen de se rappeler l'instant présent, c'est d'être attentif aux sons, notamment au son des cloches des églises qui nous rappellent : c'est maintenant qu'il faut être, c'est maintenant qu'il faut exister. Le temps de la vie est maintenant.Le chant des oiseaux est aussi un bon moyen de se rappeler l'instant (ne plus les entendre est souvent signe que l'on s'est échappé très loin de nos chimères…)
   Ensuite, au sein de la journée, nous avons les repas. Le repas est un moment important car c'est celui du partage.
   Actuellement, dans la société, le partage n'est pas très tendance ; On privilégie plutôt le chacun pour soi, dans la surconsommation. Alors les gens mangent avec la télé et Jean Pierre Pernaux ! On mange des catastrophes, de la violence, de la haine en même temps que les frites ! Bien sûr, cela n'est pas bon pour notre psychisme et même pour notre santé, tout court ! Nous nous échappons alors de notre vraie réalité.    Dans le bouddhisme, avant chaque repas, on récite un " sutra " qui dit combien nous sommes reconnaissants des efforts des humains qui ont permis ce repas. L'importance du partage, de comprendre comment nous vivons, qui nous sommes réellement. Je vous cite quelques passages :

" D'où vient cette nourriture ? Ma reconnaissance va à celui qui l'a préparée.
Je reçois ce don de nourriture en considérant mes imperfections.
Stopper la colère et les désirs, c'est la vraie religion.
Cette nourriture doit être prise comme un médicament pour la santé du corps.
Maintenant j'offre cette nourriture,
Qu'elle se répande dans l'Univers tout entier,(c'est l'interdépendance dont nous parlions.)
Pour la société et l'humanité tout entière,
Pour les innocents et ceux qui ne peuvent s'aider eux-mêmes ;
Pour toutes les existences de l'Univers, que cette nourriture soit offerte et mangée.
La 1ère cuillerée est pour couper tout le mal,
La 2ème pour pratiquer le bien,
La 3ème pour aider tous les êtres…. "

   C'est le vœu de notre pratique qui transforme notre conscience. Cela peut paraître immense mais le moindre geste, aussi petit soit-il, est important car il est la graine, le germe de demain, le germe de l'espérance.
   La journée continue ensuite selon chacun, quelles que soient nos activités associatives, politiques, ludiques, sportives ou simplement à la maison. A chaque instant s'harmoniser "ici et maintenant ", c'est lâcher l'axe de l'égoïsme, reconnaître l'autre comme soi-même et être de plus en plus intime en cette conscience universelle quel que soit le nom qu'on lui donne.
   Alors, "ici et maintenant ", l'espoir pour l'humanité est réalisé car, ensemble : Catholiques, Juifs, Protestants, Orthodoxes, Musulmans, Bouddhistes, sommes présents pour dire :
" Oui les hommes peuvent s'entendre, se comprendre, partager, rire et ensemble trouver des solutions aux souffrances des humains. "

 

 

 

Juifs, Bouddhistes, Catholiques, Musulmans, Orthodoxes, Protestants

QUELLE  ESPERANCE  POUR  L'HUMANITE ?

Rencontre à Molliens-Dreuil
14 mars 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INTERVENTION   PROTESTANTE

  Oh ! Si tu déchirais les cieux et si tu descendais ! (Esaïe 63 v19)
   Dieu s'est fait homme et vient à nous quand l'autre nous rencontre : Dieu caché qui s'insinue ainsi en notre âme, en nos nuits, dans nos failles, aux défauts de notre cuirasse.
L'esprit du Seigneur m'envoie proclamer aux captifs leur libération, à ceux qui ont le cœur brisé, la consolation, à ceux qui sont humiliés, une Bonne Nouvelle. (Esaïe 61 v1)
   L'espérance est don de Dieu, elle est offerte par grâce et nous entraîne à partager, en parole et en actes, la Bonne Nouvelle de l'Amour de Dieu pour tous.
   Mission difficile, parfois, à recevoir et à vivre au cœur du monde. Dieu, pourtant, nous l'affirme :
Lève-toi, brille, car ta lumière paraît et la gloire de Dieu se lève sur toi (Esaïe 60 v1)
   Au fil des jours, Dieu renouvelle cette lumière car, des cieux, il descend, en Jésus-Christ, lumière du monde, il nous accompagne dans la rencontre des autres.
   Il n'est plus le Dieu lointain, mais mystérieusement :

Dieu présent Dieu qui s'invite au creux de la vie,
Dieu qui comble de paix les cœurs brisés,
Dieu est un de nous en Jésus-Christ,
Espérance au sein du Monde,
Vent de liberté et souffle de renouveau.

    Sa présence donne sens à tous nos gestes et donne vie à nos paroles humaines.
    En effet, Jésus le dit :
Tout ce que vous avez fait à l'un de ces plus petits de la terre, c'est à lui que nous l'avons fait.
   L'espérance est un don de Dieu. Nous voilà donc responsables au cœur de l'humanité.
   A nous d'offrir maintenant cette espérance dans la simplicité et la joie. Oui, lève-toi ! Brille au cœur du monde et porte l'espérance :

Toi qui toujours cherche la paix et la reçois de Dieu,
Toi qui toujours veille pour ton frère et fait confiance à la veille de Dieu pour toi.

   Laisse venir l'autre à toi et va vers les autres.

L'espérance est en chemin,
L'espérance est dynamique de la vie.

    Dans nos propres faiblesses, elle fait naître une convergence admirable et saisissante de toutes les spiritualités de l'Orient et de l'Occident qui font, du renoncement et de la pauvreté, la condition nécessaire à l'éveil de la liberté, unique chemin vers l'amour éternel.(J. Marie PELT)

 

IL EST PRESENT AU MILIEU DE NOUS, CE DON DE DIEU
IL EST PAIX ET ESPERANCE POUR L'HUMANITE

 

REPRESENTATION DES RELIGIONS

Juif - Lucien Marciano
Bouddhiste - Hubert Vezier
Catholique - Jean-Pierre Dalibot
Orthodoxe - Daniel Miléa
Musulman - Moussa Âbdellatif

Protestant
- Olivier Filhol

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous pensez que
le dialogue interreligieux
est plus que jamais nécessaire,
si vous partager l'Espérance
que la tolérance et la connaissance
des autres religions sont
les conditions de la paix,


Continuons la réflexion.

 


Mais si vous souhaitez participer à ce groupe
Jean-Pierre.DALIBOT@wanadoo.f